Haute couture et expositions universelles, 1900–1925

À l'Exposition Internationale des Arts Décoratifs de 1925 à Paris, la haute couture est célébrée comme art. Ce n'était pas le cas à l'Exposition universelle de 1900, où elle était industrie. Pendant un quart de siècle, son intégration au sien des Expositions universelles et internatio...

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Detalles Bibliográficos
Publicado en:URI:https://journals.openedition.org/apparences,
Autor principal: Laprade, Maxime
Formato: Article ou chapitre numérique
Lenguaje:Français
Publicado: Apparence(s) 2017
Materias:
Acceso en línea:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Descripción
Sumario:À l'Exposition Internationale des Arts Décoratifs de 1925 à Paris, la haute couture est célébrée comme art. Ce n'était pas le cas à l'Exposition universelle de 1900, où elle était industrie. Pendant un quart de siècle, son intégration au sien des Expositions universelles et internationales évolue, suivant sa volonté d'être qualifié d'art, statut qui justifie ses pratiques. Cette article démontre l'importance, pour l'histoire de la mode, de l'étude de la présence de la haute couture aux expositions universelles, dans l'idée de comprendre sa définition de l'époque, en proposant des pistes de recherche et une méthodologie possibles. Dans un premier temps, la position de la haute couture entre art et industrie est discutée, via l'étude des catégories dans lesquelles elle s'insère lors des Expositions universelles, indicatrices de la façon dont elle est perçue. Une évolution notable en 1910 à Buenos Aires, précurseuse d'un changement, est mise en lumière. Ensuite, les sources disponibles à l'étude, rapports et catalogues, sont décrites, et les possibilités d'analyse expliquées. Puis, deux études de cas, Liège 1905 et Bruxelles 1910, sont menées, afin de donner un exemple de l'étude qu'il est possible d'entreprendre. Enfin, après avoir montré l'importance de l'exposition universelle dans l'histoire de la mode du début du vingtième siècle, c'est par un appel à d'autres études plus poussées sur le sujet que l'article se termine.