Mise au point sur l’éthique dans les séries télévisées à substrat juridique

« Nous ne sommes pas comme les autres cabinets d’avocats. Tout n’est pas fait pour l’argent, le pouvoir et l’ego. Cela mobilise seulement 86 % de notre énergie » (The Firm, saison 1, épisode 5). Est-il acceptable, dans notre posture de concepteur de dispositifs pédagogiques de didactiser des documen...

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Bibliographic Details
In:URI:https://journals.openedition.org/apliut,
Main Author: Chapon, Sandrine
Format: Article ou chapitre numérique
Language:Français
Published: Recherche et pratiques pédagogiques en langues 2013
Subjects:
Online Access:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Description
Summary:« Nous ne sommes pas comme les autres cabinets d’avocats. Tout n’est pas fait pour l’argent, le pouvoir et l’ego. Cela mobilise seulement 86 % de notre énergie » (The Firm, saison 1, épisode 5). Est-il acceptable, dans notre posture de concepteur de dispositifs pédagogiques de didactiser des documents qui entretiennent des stéréotypes négatifs de la culture professionnelle cible, comme dans l’exemple ci-dessus ? Cet article présente l’image de l’avocat plaidant dans les séries télévisuelles américaines du point de vue de la déontologie. Après avoir observé les traits caractéristiques des héros contemporains par opposition avec l’image de l’avocat des années cinquante, nous analysons comment les entorses à la déontologie, véhiculées par la fiction, peuvent être utilisées pour construire notre vision du monde professionnel. Enfin nous montrons quels procédés narratifs sont utilisés pour garantir que le récepteur de la fiction ne puisse imaginer que l’univers diégétique est un reflet fidèle des pratiques professionnelles.