Réflexions sur les per diem dans les projets de développement en Afrique

La pratique des per diem dans les projets est largement connue de tous les acteurs concernés par l’aide publique au développement. En plus de leur salaire, des fonctionnaires touchent des primes fournies par des responsables de projets pour se réunir, pour participer à des ateliers et des formations...

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Detalles Bibliográficos
Publicado en:URI:https://journals.openedition.org/apad,
Autor principal: Ridde, Valéry
Formato: Article ou chapitre numérique
Lenguaje:Français
Publicado: Bulletin de l’APAD 2013
Acceso en línea:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Descripción
Sumario:La pratique des per diem dans les projets est largement connue de tous les acteurs concernés par l’aide publique au développement. En plus de leur salaire, des fonctionnaires touchent des primes fournies par des responsables de projets pour se réunir, pour participer à des ateliers et des formations ou pour réaliser des activités qui sont pourtant prévues dans leurs tâches officielles. D’un autre côté, des experts internationaux reçoivent des frais de mission qui dépassent souvent largement le montant des dépenses nécessaires pour vivre le temps de leur mission. Si ces pratiques sont connues, leur description et discussion sont inversement proportionnelles à leur influence dans la mise en œuvre des interventions. Nous proposons dans cet article une esquisse d’anthropologie de cette pratique. Son histoire et ses origines multiples sont reconstituées, nous en décrivons les diverses facettes, leurs causes et conséquences afin d’en proposer une typologie. Nous tentons, enfin, d’analyser en quoi les per diem sont révélateurs des effets pervers de l’aide, de la transformation du rôle de l’État, et des changements de la fonction publique en Afrique.