L’externalisation des politiques migratoires au Niger. Une action publique opportuniste ?

Pays de départ et de transit depuis plusieurs décennies, le Niger est devenu un partenaire clé de l’Union européenne, à la suite du sommet de La Valette et de la mise en place d’un fonds fiduciaire pour les migrations en 2015. Ce positionnement s’inscrit dans le contexte de l’externalisation des pol...

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Detalhes bibliográficos
Publicado no:URI:https://journals.openedition.org/anthropodev,
Principais autores: Boyer, Florence, Ayouba Tinni, Bachirou, Mounkaila, Harouna
Formato: Article ou chapitre numérique
Idioma:Français
Publicado em: Anthropologie & développement 2020
Acesso em linha:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Descrição
Resumo:Pays de départ et de transit depuis plusieurs décennies, le Niger est devenu un partenaire clé de l’Union européenne, à la suite du sommet de La Valette et de la mise en place d’un fonds fiduciaire pour les migrations en 2015. Ce positionnement s’inscrit dans le contexte de l’externalisation des politiques migratoires de l’UE et de la construction d’un récit national sur les migrations. Cette rencontre de deux logiques politiques a participé à faire du fait migratoire une thématique de l’action publique. Selon une approche « par le bas », l’objectif est de mettre en évidence la manière dont les différents acteurs mettent en pratique l’action publique telle que définie aux échelons supérieurs, par l’État et les partenaires internationaux. L’analyse de trois situations (l’application pratique de la loi 2015-36, un projet de réinsertion des travailleurs de la migration, l’accueil de demandeurs d’asile) permet de révéler comment les performances d’acteurs sont redéfinies à l’échelle locale et s’inscrivent dans une stratégie opportuniste autour de la rente migratoire.