Coproduction de la sécurité publique dans le Nord-Bénin
Cet article explore les mécanismes de collaboration entre les forces de l’ordre et les associations de chasseurs (Dambanga) dans la lutte contre la délinquance au Bénin et cherche à comprendre la tolérance affichée par les forces de sécurité publique envers les pratiques violentes des Dambanga. Il m...
保存先:
| 出版年: | URI:https://journals.openedition.org/anthropodev, |
|---|---|
| 第一著者: | |
| フォーマット: | Article ou chapitre numérique |
| 言語: | Français |
| 出版事項: |
Anthropologie & développement
2017
|
| オンライン・アクセス: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| 要約: | Cet article explore les mécanismes de collaboration entre les forces de l’ordre et les associations de chasseurs (Dambanga) dans la lutte contre la délinquance au Bénin et cherche à comprendre la tolérance affichée par les forces de sécurité publique envers les pratiques violentes des Dambanga. Il met en exergue les facteurs qui favorisent le recours aux chasseurs par les forces de l’ordre et les arrangements qui se développent quotidiennement entre ces deux types d’acteurs dans la lutte contre les coupeurs de route. Les forces de l’ordre trouvent dans leur collaboration avec les Dambanga un moyen de contourner les normes officielles qui entravent leur efficacité dans la lutte contre la délinquance. La délégation tacite de leur pouvoir répressif aux Dambanga, leur permet de se soustraire aux accusations de violation des normes de droit tout en produisant un bien public important : la sécurité des personnes. Loin de caractériser une perte d’hégémonie de l’État dans le domaine du maintien de l’ordre, cette implication informelle des chasseurs néo-traditionnels est plutôt une stratégie locale de construction de l’État contemporain. |
|---|