Expérience de dialogue entre l’anthropologie et une situation de développement au Vietnam
Cet article présente l’expérience et les changements de postures de deux anthropologues qui ont exploré l’idée que, pour être efficaces, les projets de développement devraient être construits à partir d’enquêtes qualitatives rigoureuses, sans préjuger ni des manques locaux, ni du secteur, ni des mod...
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| Publicat a: | URI:https://journals.openedition.org/anthropodev, |
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| Autors principals: | , |
| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Idioma: | Français |
| Publicat: |
Anthropologie & développement
2016
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| Accés en línia: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Sumari: | Cet article présente l’expérience et les changements de postures de deux anthropologues qui ont exploré l’idée que, pour être efficaces, les projets de développement devraient être construits à partir d’enquêtes qualitatives rigoureuses, sans préjuger ni des manques locaux, ni du secteur, ni des modalités d’intervention. Afin de vérifier l’intérêt et l’efficacité de cette démarche, les auteurs l’ont concrètement mise en œuvre dans une commune Tay du nord du Vietnam. Pendant trois ans, une étude anthropologique d’approche classique a ainsi été menée dans cette localité. Elle a permis de dresser un diagnostic de la situation locale et d’évaluer les possibilités d’initier une action de développement. Elle a en particulier révélé qu’il n’était pas pertinent de lancer un projet supplémentaire dans cette commune. La seule action possible était celle de médiateur ou d’intermédiaire entre l’Etat − à l’origine des actions de développement − et les populations locales, afin de favoriser une meilleure adéquation de l’intervention avec les réalités du terrain. A la demande des autorités locales, les auteurs se sont alors engagés dans le montage d’un projet de développement touristique en train de voir le jour dans la commune. Ainsi, d’une position d’observateurs des projets ils sont passés à celle de médiateurs entre les paysans, les autorités locales et les agences de tourisme. |
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