L’enjeu des aménagements forestiers au Sénégal
Cet article traite de la particularité du système de production forestier de charbon de bois au Sénégal qui s’illustre dans l’oligopole que forment les grands exploitants urbains, dakarois, traditionnels. Depuis le début des années 2000, ces derniers s’accommodent fort mal des lois sur la décentrali...
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| Publicado en: | URI:https://journals.openedition.org/anthropodev, |
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| Autor principal: | |
| Formato: | Article ou chapitre numérique |
| Lenguaje: | Français |
| Publicado: |
Anthropologie & développement
2016
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| Acceso en línea: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Sumario: | Cet article traite de la particularité du système de production forestier de charbon de bois au Sénégal qui s’illustre dans l’oligopole que forment les grands exploitants urbains, dakarois, traditionnels. Depuis le début des années 2000, ces derniers s’accommodent fort mal des lois sur la décentralisation promulguées en 1996 qui autorisent désormais les conseils ruraux à contrôler l’accès aux forêts situées sur leur territoire administratif. Des aménagements forestiers ont été réalisés dans le cadre d’un projet financé par la Banque Mondiale. Il permettait aux communes rurales de capter une part des redevances forestières et aux villageois de devenir eux-mêmes producteurs de charbon de bois, en concurrence avec les grands exploitants. Pour maintenir leur contrôle sur l’accès aux ressources, ces derniers ont institué, avec les services forestiers traditionnels, des zones de production contrôlée (ZPC) dans lesquelles un aménagement sommaire de la ressource les autorisait à bénéficier du même allègement fiscal que celui des zones aménagées. Le ménagement politique des grands patrons charbonniers d’un côté, l’ouverture démocratique du marché de charbon de bois de l’autre, pourraient bien augurer des changements dans les rapports de pouvoir au sein de la filière, dans laquelle l’argumentaire écologique a finalement peu de poids. |
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