Knowing as Being, Knowing is Being
Que se passe-t-il lors d’une recherche ethnographique lorsqu’on « n’aime pas “ses indigènes”» (Avanza, 2008) ? Cette question, simple mais fondamentale, est à la base de l’expérience ethnographique examinée ici : une étude des processus de participation et de militantisme au sein de deux sections de...
Sábháilte in:
| Foilsithe in: | URI:https://journals.openedition.org/anthropodev, |
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| Príomhchruthaitheoir: | |
| Formáid: | Article ou chapitre numérique |
| Teanga: | Anglais |
| Foilsithe / Cruthaithe: |
Anthropologie & développement
2016
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| Rochtain ar líne: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Achoimre: | Que se passe-t-il lors d’une recherche ethnographique lorsqu’on « n’aime pas “ses indigènes”» (Avanza, 2008) ? Cette question, simple mais fondamentale, est à la base de l’expérience ethnographique examinée ici : une étude des processus de participation et de militantisme au sein de deux sections de la Lega Nord, formation politique italienne de matrice populiste et xénophobe. Le travail de recherche a mis en évidence de nombreuses contradictions : principalement générées par mon opposition personnelle à la politique étudiée et plus particulièrement par mon activisme dans des groupes féministes et le bloc politique de gauche. Cette implication politique et personnelle a constitué une sorte de « secret inavouable » auprès des militants/tes de Lega Nord tout au long de mon enquête. Dans cet article j’essaye d’aborder les problématiques liées à cette identité cachée en l’analysant sur trois niveaux. (1) Relationnel : les implications considérables liées à mon choix de cacher une partie aussi importante de ma personnalité vis-à-vis de la conduite de ma recherche et de la qualité des relations établies sur le terrain. (2) Epistémologique : l’histoire de mon identité cachée peut être envisagée comme une trajectoire de recherche alternative qui m’a permis de récolter d’autres données et qui conduit à des résultats différents. (3) Politique : faire de la recherche sur des sujets politiquement « détestables » oblige le/la chercheur/euse à choisir entre des « loyautés incompatibles », celles envers l’humanité des militants/tes et celle envers lui/elle-même et ses convictions (Bizeul, 2007). |
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