Les courtiers associatifs en développement dans le Sud-Est du Maroc
Cet article traite de l’un des chantiers de la fabrique des élites rurales, à savoir la reconversion des ressources tirées du courtage en développement dans le Sud-Est du Maroc. Suivant notre catégorisation empirique, la rétribution politique de l’activité courtière et les comportements stratégiques...
Enregistré dans:
| Udgivet i: | URI:https://journals.openedition.org/anthropodev, |
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| Hovedforfatter: | |
| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Sprog: | Français |
| Udgivet: |
Anthropologie & développement
2016
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| Online adgang: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Summary: | Cet article traite de l’un des chantiers de la fabrique des élites rurales, à savoir la reconversion des ressources tirées du courtage en développement dans le Sud-Est du Maroc. Suivant notre catégorisation empirique, la rétribution politique de l’activité courtière et les comportements stratégiques des courtiers prennent deux formes. Elles résident soit dans le franchissement soit dans le gommage des frontières entre courtage en développement et arène politique instituée. Dans le franchissement, nous avons affaire à des articulations entre la « politique des problèmes et des besoins » et la politique électorale, entre militantisme développementaliste et affiliation partisane, dès lors que les courtiers associatifs tentent de s’emparer du pouvoir décisionnel. La carrière du courtier s’encastre dans les parcours politiques et des trajectoires notabiliaires. Dans le gommage, certains courtiers entretiennent en revanche un intérêt déguisé vis-à-vis de la politique. Derrière la stratégie d’outsider, s’éclipsent des reconversions manquées, des prédispositions par rapport aux cadres de l’arène politique conventionnelle, des compromis et des arènes de compétition pour l’accès au rang de l’élite. |
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