Un projet de développement qui n’aurait jamais dû réussir ?

La socio-anthropologie du développement a plus souvent décrit les « échecs » de projets de développement que tenté de rendre compte de « réussites ». Callon et Latour considèrent que la réussite d’un projet technique tient à la capacité de ses promoteurs à construire et stabiliser un « réseau socio-...

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Detalhes bibliográficos
Publicado no:URI:https://journals.openedition.org/anthropodev,
Autor principal: Lavigne Delville, Philippe
Formato: Article ou chapitre numérique
Idioma:Français
Publicado em: Anthropologie & développement 2016
Acesso em linha:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Descrição
Resumo:La socio-anthropologie du développement a plus souvent décrit les « échecs » de projets de développement que tenté de rendre compte de « réussites ». Callon et Latour considèrent que la réussite d’un projet technique tient à la capacité de ses promoteurs à construire et stabiliser un « réseau socio-technique ». S’inspirant de ces travaux, cet article propose une lecture du projet de réhabilitation des polders de Prey Nup au Cambodge, qui visait à protéger 10 000 ha de rizières des intrusions d’eau salée par des travaux hydrauliques et à mettre en place une organisation locale de gestion des polders. Pari risqué à plusieurs titres, ce projet est devenu une rare réussite. Le texte illustre l’intérêt d’interroger dans les mêmes termes les projets qui « réussissent » et ceux qui « échouent », et de lire les projets de développement comme des tentatives contingentes et indéterminées pour construire et stabiliser des réseaux socio-techniques, à travers intéressements, négociations et épreuves multiples.