Un barrage contre le Pacifique
Le texte analyse un projet de réhabilitation d’aménagements hydrauliques concernant une zone de 11 000 hectares de polders situés au sud du Cambodge. Le projet comprend aussi un important volet de transfert de gestion des polders à une « communauté d’usagers des polders », un travail de régularisati...
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| Publicat a: | URI:https://journals.openedition.org/anthropodev, |
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| Autor principal: | |
| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Idioma: | Français |
| Publicat: |
Anthropologie & développement
2016
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| Accés en línia: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Sumari: | Le texte analyse un projet de réhabilitation d’aménagements hydrauliques concernant une zone de 11 000 hectares de polders situés au sud du Cambodge. Le projet comprend aussi un important volet de transfert de gestion des polders à une « communauté d’usagers des polders », un travail de régularisation des droits fonciers, ainsi qu’un appui à la production agricole et au crédit rural, dans une logique de développement intégré. Le transfert de gestion et le volet foncier vont donner au projet son identité et son caractère « expérimental » puis « pilote », alors même qu’ils n’étaient pas clairement affichés au démarrage de l’action. L’analyse montre comment certains mots – communauté, projet pilote, transfert de gestion, participation – et leurs supports – écrits, discours, actions – contribuent à forger une mémoire institutionnelle et une gouvernementalité spécifiques via une intervention dont les raisons se construisent dans le cours de l’action et non pas en amont de celle-ci. L’approche combinant sociologie de la traduction et anthropologie du développement permet d’explorer les relations mutuellement constitutives entre intervention de développement et politique publique pour se poser in fine la question du « monde commun » qui est ainsi produit. |
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