Généalogie de la critique du salariat et du syndicalisme en Afrique
Cet article propose une généalogie de la critique du salariat en Afrique de l’Ouest, en portant une attention particulière au cas du Burkina Faso et à la situation des enseignants. Il montre comment, depuis l’époque coloniale, la figure du salarié est construite en opposition à celle du paysan, dans...
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| Gepubliceerd in: | URI:https://journals.openedition.org/anthropodev, |
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| Hoofdauteur: | |
| Formaat: | Article ou chapitre numérique |
| Taal: | Français |
| Gepubliceerd in: |
Anthropologie & développement
2026
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| Onderwerpen: | |
| Online toegang: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Samenvatting: | Cet article propose une généalogie de la critique du salariat en Afrique de l’Ouest, en portant une attention particulière au cas du Burkina Faso et à la situation des enseignants. Il montre comment, depuis l’époque coloniale, la figure du salarié est construite en opposition à celle du paysan, dans un discours qui traverse ensuite les contextes historiques. D’abord perçu comme un « déraciné » menaçant l’ordre établi, le salarié devient après les indépendances une figure privilégiée, et les syndicalistes sont considérés par une partie du monde politique et académique comme les représentants d’une « aristocratie ouvrière ». Ce discours, réactivé au Burkina Faso sous les régimes de Thomas Sankara ou encore d’Ibrahim Traoré, justifie régulièrement la répression syndicale. À partir des enseignants burkinabè, l’article interroge la validité de ces critiques en soulignant les conditions souvent précaires d’exercice de leur métier, leur ancrage territorial, ainsi que l’ouverture de leurs revendications à des enjeux sociaux plus larges. Il plaide pour une lecture nuancée du salariat en Afrique, en soulignant son importance politique et la nécessité de dépasser les oppositions réductrices entre salariés et masses populaires. |
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