Les baleinières du fleuve Congo : circulations, transport fluvial et infrastructure artisanale
En dépit de nombreux naufrages, les baleinières en bois augmentent considérablement la capacité de transport des voies navigables de la République démocratique du Congo. Nées de la vaste économie populaire du pays, les baleinières sont autant l’expression de l’expérience historique de la RD Congo qu...
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| Publicat a: | URI:https://journals.openedition.org/anthropodev, |
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| Autor principal: | |
| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Idioma: | Français |
| Publicat: |
Anthropologie & développement
2023
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| Accés en línia: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Sumari: | En dépit de nombreux naufrages, les baleinières en bois augmentent considérablement la capacité de transport des voies navigables de la République démocratique du Congo. Nées de la vaste économie populaire du pays, les baleinières sont autant l’expression de l’expérience historique de la RD Congo que de son patrimoine de mobilité fluviale avec ses savoir-faire sociaux et techniques. À la recherche des causes profondes de leur succès inouï, cet article présente les origines de cette innovation frugale, le contexte géographique de son habitat fluvial, notamment en province de la Tshopo, où les baleiniers conjuguent de multiples circulations sur le plan social, professionnel, technique et matériel. Si l’arrivée des moteurs diesel chinois dits dakadaka ou changfa depuis les années 2000 ne peut être sous-estimée, l’article soutient que le succès des baleinières réside surtout dans l’interaction et l’intégration habile de forces mécaniques, naturelles et musculaires : trois moments ethnographiques montrent comment la baleinière et ses moteurs, le fleuve et son courant, ainsi que les corps humains avec leurs techniques entrent en convergence kinésique et deviennent des maillages momentanés d’infrastructure artisanale qui dépassent en efficacité l’infrastructure « en dur » héritée du passé (post-)colonial. |
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