L’« économie de la survie » à Ouagadougou (Burkina Faso). ONG et acteurs locaux dans la transformation agroalimentaire
Cet article s’appuie sur une enquête ethnographique réalisée au Burkina Faso, dans la ville de Ouagadougou, auprès des acteurs privés locaux de la transformation agroalimentaire. L’étude a révélé l’existence, dans ce domaine, d’un système largement soutenu par les acteurs de l’aide internationale qu...
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| Publicado en: | URI:https://journals.openedition.org/anthropodev, |
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| Autor Principal: | |
| Formato: | Article ou chapitre numérique |
| Idioma: | Français |
| Publicado: |
Anthropologie & développement
2022
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| Acceso en liña: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Résumé: | Cet article s’appuie sur une enquête ethnographique réalisée au Burkina Faso, dans la ville de Ouagadougou, auprès des acteurs privés locaux de la transformation agroalimentaire. L’étude a révélé l’existence, dans ce domaine, d’un système largement soutenu par les acteurs de l’aide internationale qui cristallise le « secteur informel » en un véritable système économique parallèle : l’« économie de la survie ». L’enquête met en évidence les limites de ces stratégies d’aide et de fonctionnement visant à soutenir les micro-activités traditionnelles de transformation, qui se multiplient de manière exponentielle. Les données de terrain montrent qu’en voulant appuyer des modes de production traditionnels, l’économie humanitaire soutenue par les ONG ne fait, en réalité, que les reproduire artificiellement. Les conséquences ne sont pas seulement d’ordre économique, elles sont aussi politiques et sociales. Ainsi, lorsque l’« économie de la survie » reproduit des modes de production domestiques, elle finit par renforcer aussi les systèmes sociopolitiques qui leur correspondent. C’est la raison pour laquelle, après l’introduction de tels projets, aucun changement social ne semble être observé, y compris pour les conditions sociales des femmes. |
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