Business associations in Benin “at work”. The paradoxes of private sector development
Répondant à l’attente des chercheurs et des praticiens du développement selon laquelle des associations d’entreprises fortes sont d’une importance particulière pour le développement économique, cet article analyse le fonctionnement réel de ces associations en république du Bénin. Dans ce pays, les g...
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| Auteurs principaux: | , |
| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Langue: | Anglais |
| Publié: |
Anthropologie & développement
2022
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| Accès en ligne: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Résumé: | Répondant à l’attente des chercheurs et des praticiens du développement selon laquelle des associations d’entreprises fortes sont d’une importance particulière pour le développement économique, cet article analyse le fonctionnement réel de ces associations en république du Bénin. Dans ce pays, les grandes organisations fonctionnent en étroite relation avec la politique et l’État, le gouvernement essayant de les contrôler par une politique de divide et impera ainsi que de cooptation politique afin de générer un soutien politique et de minimiser l’opposition. Les grandes associations d’entreprises sont davantage des acteurs de la politique politicienne plutôt que des représentants d’une classe capitaliste autonome. Ceci est conforme à une tradition historique de gouvernements successifs visant à capturer et à contrôler le secteur privé. Dans le même temps, les petites associations sont souvent étroitement liées à l’arène sociale de la politique internationale de développement. Toutefois, la promotion des petites associations par les agences de développement n’empêche pas leur politisation. L’effet paradoxal est que la politique de développement du secteur privé affaiblit celui-ci plutôt qu’elle ne le renforce et l’engagement en faveur de slogans tels que le développement du secteur privé n’est souvent que l’occasion pour les acteurs locaux de nouvelles formes de recherche de rentes. La variante béninoise du capitalisme rentier reste fortement inféodée au régime politique. |
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