La naissance de l’APAD et le prisme orstomien. Une « histoire croisée » (années 1960-années 1990)

L’histoire croisée de l’anthropologie du développement à l’ORSTOM et à l’APAD s’inscrit dans deux temporalités, selon le regard qu’on lui porte. Celui du récit fondateur de l’APAD comme réseau « pionnier et polarisateur » fait apparaître les recherches effectuées à l’ORSTOM durant la vingtaine d’ann...

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Pubblicato in:URI:https://journals.openedition.org/anthropodev,
Autore principale: Chauveau, Jean-Pierre
Natura: Article ou chapitre numérique
Lingua:Français
Pubblicazione: Anthropologie & développement 2021
Accesso online:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Descrizione
Riassunto:L’histoire croisée de l’anthropologie du développement à l’ORSTOM et à l’APAD s’inscrit dans deux temporalités, selon le regard qu’on lui porte. Celui du récit fondateur de l’APAD comme réseau « pionnier et polarisateur » fait apparaître les recherches effectuées à l’ORSTOM durant la vingtaine d’années précédant la création de l’APAD comme un élément parmi d’autres de la préhistoire de l’APAD, dans le contexte militant des études de développement au tournant des années 1980-1990. Vu sous le « prisme orstomien », le projet APAD s’inscrit dans un courant intellectuel ancien à l’ORSTOM, où il est cependant soumis au fonctionnement institutionnel d’un organisme public. La contribution esquisse l’histoire institutionnelle de ce champ de recherche à l’ORSTOM et son enrôlement politique au gré des politiques scientifiques et de la vie des équipes et des réseaux internes. Lorsque l’APAD fut créée en 1991 avec la participation de chercheur∙es de l’ORSTOM, l’anthropologie du développement se trouvait affaiblie par la succession de réformes politisées et par des dissensions internes vis-à-vis de ce champ de recherche. Par la suite, les réformes de l’ORSTOM (devenu IRD) se poursuivant, l’anthropologie du développement n’apparaîtra plus comme un enjeu spécifique dans les sciences sociales à l’IRD. L’APAD en assurera alors la promotion, endossant pleinement son rôle de pôle mobilisateur.