La guerre au Maghreb à la fin du Moyen Âge : une bataille de la résilience urbaine
En 1415, le Maghreb islamique vit l’arrivée d’un nouvel agent politique, militaire et religieux dans la région : les portugais chrétiens. La conquête de Ceuta entama un processus de colonisation qui, à la fin du xve siècle, aboutit à la création du territoire dit « le Gharb d’outre-mer », comprenant...
Zapisane w:
| Wydane w: | URI:https://journals.openedition.org/anisl, |
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| 1. autor: | |
| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Język: | Français |
| Wydane: |
Annales islamologiques
2022
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| Hasła przedmiotowe: | |
| Dostęp online: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Streszczenie: | En 1415, le Maghreb islamique vit l’arrivée d’un nouvel agent politique, militaire et religieux dans la région : les portugais chrétiens. La conquête de Ceuta entama un processus de colonisation qui, à la fin du xve siècle, aboutit à la création du territoire dit « le Gharb d’outre-mer », comprenant trois autres places fortifiées : Ksar Sghir, Tanger et Asilah. Le siège des villes musulmanes influença de manière irréversible leur devenir urbain. Les conquérants adoptèrent une attitude pragmatique. Elle était orientée vers la pérennité des forteresses dans un environnement hostile. Des réductions significatives de leur périmètre et leur surface de la zone occupée furent réalisées, selon une procédure appelée atalho (réduction). Dans un esprit profondément rationnel, cette technique conduisit à une analyse radicale des limites des villes appropriées, les régularisant géométriquement et réévaluant leur orientation et leur configuration interne. Cet article se concentre sur l’impact effectif que ces nouveaux seigneurs provoquèrent dans les médinas musulmanes fortifiées préexistantes, désormais dépourvues de leur population autochtone, en particulier en ce qui concerne l’architecture militaire et les bâtiments publics. |
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