Archives sauvages et bootleggers des musiques arabes

Pour quiconque tenterait de compléter et mettre à jour une liste des archives des musiques arabes, la tâche nécessite désormais autant un travail dans les bibliothèques et les archives (publiques mais surtout privées), qu’une capacité à interroger le web et ses usages par de nouveaux entrepreneurs d...

ver descrição completa

Na minha lista:
Detalhes bibliográficos
Publicado no:URI:https://journals.openedition.org/anisl,
Autor principal: France, Pierre
Formato: Article ou chapitre numérique
Idioma:Français
Publicado em: Annales islamologiques 2020
Assuntos:
Acesso em linha:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Descrição
Resumo:Pour quiconque tenterait de compléter et mettre à jour une liste des archives des musiques arabes, la tâche nécessite désormais autant un travail dans les bibliothèques et les archives (publiques mais surtout privées), qu’une capacité à interroger le web et ses usages par de nouveaux entrepreneurs de patrimonialisation, et plus encore sur de nouveaux types de musique. Retraçant l’histoire de ces sites qui ont de fait numérisé et proposé à la diffusion des musiques arabes jusque‑là jamais écoutées au-delà d’un certain cercle (social ou national), ou bien facilité la diffusion de grands classiques autrement impossibles à acheter ou écouter légalement, cet article vise à dégager les formes de cet espace social (et de ses clivages), mais aussi à proposer une réflexion sur les pratiques et le type de patrimonialisation qui s’y joue, qualifiée ici de « sauvage » à la suite des travaux de Cyril Isnart (2009), et où l’on peut distinguer une catégorie spécifique d’acteurs proches des bootleggers d’habitude associés à la musique pop‑rock.