Le mécénat artistique en Égypte
Dans une société égyptienne ottomane très cosmopolite, un individu est défini par son statut social et son métier, puis par ses convictions religieuses. L’élite copte du xviiie siècle, suivant un usage aussi bien chrétien que musulman, met à profit l’essor économique de la province pour redistribuer...
Gardado en:
| Publicado en: | URI:https://journals.openedition.org/anisl, |
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| Autor Principal: | |
| Formato: | Article ou chapitre numérique |
| Idioma: | Français |
| Publicado: |
Annales islamologiques
2020
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| Sujets: | |
| Acceso en liña: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Résumé: | Dans une société égyptienne ottomane très cosmopolite, un individu est défini par son statut social et son métier, puis par ses convictions religieuses. L’élite copte du xviiie siècle, suivant un usage aussi bien chrétien que musulman, met à profit l’essor économique de la province pour redistribuer une partie des fortunes acquises au profit de l’Église et de leurs coreligionnaires. Qu’ils soient fonctionnaires ou administrateurs, ils participent, à leur manière, à la renaissance artistique qui marque l’histoire de la peinture de dévotion au Caire. Par un partage de goûts communs, ils font preuve d’une conscience de groupe dans une communauté qui émerge à peine à cette époque. Ils ont toujours pris un soin particulier à ce que leurs noms soient indiqués sur les panneaux, au plus près des saintes images, à la recherche de l’intercession pour accéder au Paradis. Prolifiques mécènes, les nombreux travaux se succèdent et célèbrent leurs noms. C’est en confrontant cette nouvelle approche des chrétiens d’Égypte aux récits historiques et aux sources textuelles qu’il devient possible de redécouvrir sous un nouveau jour cette production. Les icônes portant ces dédicaces, souvent inédites, deviennent des témoignages éclairants de la construction communautaire copte. |
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