Introduction : Alésia et la mémoire nationale française
Les fouilles ordonnées par Napoléon III autour de l’oppidum du Mont-Auxois (Alésia), de 1861 à 1865, sont le fruit d’une époque qui montre un intérêt marqué pour l’Antiquité, celle du monde classique mais aussi celle des origines de la France. L’Empereur était lui-même très soucieux de développer un...
Spremljeno u:
| Izdano u: | URI:https://journals.openedition.org/anabases, |
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| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Jezik: | Français |
| Izdano: |
Anabases
2011
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| Teme: | |
| Online pristup: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Sažetak: | Les fouilles ordonnées par Napoléon III autour de l’oppidum du Mont-Auxois (Alésia), de 1861 à 1865, sont le fruit d’une époque qui montre un intérêt marqué pour l’Antiquité, celle du monde classique mais aussi celle des origines de la France. L’Empereur était lui-même très soucieux de développer une « grande » politique archéologique qui a touché à de très nombreux domaines, et son entreprise révèle une véritable ambition scientifique et patrimoniale qui n’eut plus guère d’équivalent par la suite. C’est après 1870 surtout qu’Alésia est devenu un lieu de la mémoire nationale française, la défaite du moment rejoignant celle d’autrefois dans un raccourci patriotique qui ne reculait devant aucune outrance. Ces enjeux idéologiques, qui n’ont plus rien à voir avec l’archéologie, expliquent, en partie, la récurrence d’une querelle sur la localisation d’un site devenu un symbole. |
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