Le pindarisme et l’archéologie musicale : style, valeur et authenticité de la première Pythique à l’époque moderne
Le fragment de la première Pythique de Pindare avec notation musicale a été publié par Athanasius Kircher dans la Musurgia Universalis en 1650. Ce fragment, aujourd’hui rejeté comme faux ou pastiche, a été considéré néanmoins comme un document important concernant la musique grecque antique jusqu’au...
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| Publicat a: | URI:https://journals.openedition.org/anabases, |
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| Autor principal: | |
| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Idioma: | Français |
| Publicat: |
Anabases
2019
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| Matèries: | |
| Accés en línia: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Sumari: | Le fragment de la première Pythique de Pindare avec notation musicale a été publié par Athanasius Kircher dans la Musurgia Universalis en 1650. Ce fragment, aujourd’hui rejeté comme faux ou pastiche, a été considéré néanmoins comme un document important concernant la musique grecque antique jusqu’au xxe siècle. Bien que quelques érudits aient fait preuve de scepticisme depuis la fin du xviiie siècle, la première Pythique a été étudiée régulièrement par de nombreux historiens, notamment August Böckh. Dans son traité De Metris Pindari (1811), Böckh considérait ces quelques vers comme un specimen véritable de « musique dorienne ». D’autres historiens de la musique grecque antique (Jean-Jacques Rousseau, Fétis, Gevaert, Maurice Emmanuel) se sont servis de ce fragment pour souligner la différence entre les Grecs et les Modernes. Dans notre article, nous montrerons donc comment ces savants ont construit une théorie de la « musique grecque » à partir de documents philologiques qui ont été tenus pour « authentiques » pendant trois siècles, ce qui leur a permis d’évaluer les pratiques musicales des Grecs et des Modernes dans une perspective critique. |
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