Figures d’Orphée au cinéma
Les Métamorphoses d’Ovide se sont prêtées à de nombreuses adaptations cinématographiques et, de tous les héros ovidiens, c’est Orphée qui s’est retrouvé le plus souvent mis en scène. Qu’on songe à l’Orphée (1950) de Jean Cocteau, à Soudain l’été dernier (1959) de Joseph Mankiewicz, à l’Orfeu Negro...
Sábháilte in:
| Foilsithe in: | URI:https://journals.openedition.org/anabases, |
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| Príomhchruthaitheoir: | |
| Formáid: | Article ou chapitre numérique |
| Teanga: | Français |
| Foilsithe / Cruthaithe: |
Anabases
2019
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| Ábhair: | |
| Rochtain ar líne: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Achoimre: | Les Métamorphoses d’Ovide se sont prêtées à de nombreuses adaptations cinématographiques et, de tous les héros ovidiens, c’est Orphée qui s’est retrouvé le plus souvent mis en scène. Qu’on songe à l’Orphée (1950) de Jean Cocteau, à Soudain l’été dernier (1959) de Joseph Mankiewicz, à l’Orfeu Negro (1959) de Marcel Camus, au Parking (1985) de Jacques Demy, à Métamorphoses (2014) de Christophe Honoré. À quoi tient ce succès ? Certainement à la simplicité apparente du mythe, à la présence de l’amour et de la mort, ainsi qu’à la possibilité d’en ôter le fantastique. Sans surprise, les diverses adaptations cinématographiques ont pris des libertés avec les dixième et onzième livres des Métamorphoses. Dans cet exercice de relecture et de mise au goût du jour, on trouve les cinéastes tentés par le genre musical et ceux qui ont proposé des redistributions de rôles (effacement précoce d’Eurydice, figuration de la Mort). La force subversive du héros a été soulignée çà et là. Enfin, le destin du poète thrace a permis de poser le problème du regard au cinéma : sa primauté (convention des scènes d’adieux) comme son impossibilité. |
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