Le faux, source intentionnelle d’erreurs : le cas des contrefaçons de peintures antiques
Les faux ne sont réalisés que s’il existe une demande pour le type d’œuvres qu’ils cherchent à imiter. Ainsi, les contrefaçons de peintures murales antiques n’apparaissent qu’à la fin du xviie siècle, à Rome, alors que l’on commence à collectionner les fragments peints. Au milieu du xviiie siècle, p...
Gardado en:
| Publicado en: | URI:https://journals.openedition.org/anabases, |
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| Autor Principal: | |
| Formato: | Article ou chapitre numérique |
| Idioma: | Français |
| Publicado: |
Anabases
2011
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| Sujets: | |
| Acceso en liña: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Résumé: | Les faux ne sont réalisés que s’il existe une demande pour le type d’œuvres qu’ils cherchent à imiter. Ainsi, les contrefaçons de peintures murales antiques n’apparaissent qu’à la fin du xviie siècle, à Rome, alors que l’on commence à collectionner les fragments peints. Au milieu du xviiie siècle, plusieurs amateurs d’antiquités s’y sont laissé prendre, comme Mead, Caylus et Winckelmann. Le faussaire qui les a trompés, Giuseppe Guerra, a réalisé ses œuvres à partir de fragments d’enduits antiques sur lesquels il a peint de nouvelles compositions. À la fin du xviiie siècle, les fausses peintures antiques sont réalisées à l’encaustique, conformément aux théories d’alors sur l’ancienne technique des peintres romains. Le faux cristallise les espérances de l’antiquaire, qui, abusé, tombe souvent dans l’erreur d’interprétation. |
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