L’héritage de la métrique antique dans l’alexandrin français au xvie siècle
L’alexandrin, au xvie siècle, en France, est loin d’avoir le succès qu’il connaîtra ensuite, que ce soit au théâtre ou dans la poésie. Nombre de facteurs peuvent expliquer l’émergence d’un vers alors cantonné à des utilisations périphériques : évolution du français moderne, rapport complexe entre l’...
Tallennettuna:
| Julkaisussa: | URI:https://journals.openedition.org/anabases, |
|---|---|
| Päätekijä: | |
| Aineistotyyppi: | Article ou chapitre numérique |
| Kieli: | Français |
| Julkaistu: |
Anabases
2019
|
| Aiheet: | |
| Linkit: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Yhteenveto: | L’alexandrin, au xvie siècle, en France, est loin d’avoir le succès qu’il connaîtra ensuite, que ce soit au théâtre ou dans la poésie. Nombre de facteurs peuvent expliquer l’émergence d’un vers alors cantonné à des utilisations périphériques : évolution du français moderne, rapport complexe entre l’alexandrin et la rhétorique politique (le vers prend une dimension prestigieuse associée à la forme du pouvoir royal, comme quand Robert Garnier décide d’écrire en alexandrins un Hymne à la monarchie), etc. L’une de ces raisons est la relation que les poètes français entretiennent avec la métrique et la poésie antique, notamment à travers le théâtre. Confrontés à une poésie dramatique dont la prosodie leur est étrangère, ces poètes français (Lazare de Baïf, Guillaume Bochetel, entre autres), armés de leur connaissance des théories métriques des Anciens, vont en fait adapter ces dernières, dans un étrange syncrétisme qui va faire émerger l’alexandrin comme vers par excellence du dialogue tragique, notamment par la traduction des tragédies antiques. |
|---|