L’Antiquité dans la peinture en France, 1791-1880 : une analyse quantitative à travers les Salons et les Prix de Rome

La réception et la transposition de sujets tirés de l’Antiquité païenne sont analysées à travers une étude quantitative des peintures exposées au Salon de Paris, fondée sur un corpus de 5000 personnages construit en utilisant la base de données du Musée d’Orsay. Elle est accompagnée d’un travail com...

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Bibliografische gegevens
Gepubliceerd in:URI:https://journals.openedition.org/anabases,
Hoofdauteurs: Lacave-Allemand, Mireille, Lacave, Michel
Formaat: Article ou chapitre numérique
Taal:Français
Gepubliceerd in: Anabases 2019
Onderwerpen:
Online toegang:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Omschrijving
Samenvatting:La réception et la transposition de sujets tirés de l’Antiquité païenne sont analysées à travers une étude quantitative des peintures exposées au Salon de Paris, fondée sur un corpus de 5000 personnages construit en utilisant la base de données du Musée d’Orsay. Elle est accompagnée d’un travail comparatif sur les sujets proposés et retenus pour le Grand Prix de Rome. Les moyennes par Salon des peintures à thèmes antiques révèlent trois phases : croissance jusqu’aux années 1820 (mais déclin relatif), très bas niveau sous la Monarchie de Juillet, forte reprise sous le Second Empire. La seconde phase peut s’expliquer par l’entreprise du Musée de l’Histoire de France à Versailles, voulue par Louis-Philippe, qui a privilégié la peinture d’histoire (de France) et a fait sentir ses conséquences sur le marché. Les personnages représentés viennent d’abord d’Ovide, puis de Virgile, et loin derrière d’Homère et Plutarque. La part d’Ovide (et d’Apulée et Longus) s’accroît sous le Second Empire. Les scènes ‘nobles’ dominent le Prix de Rome, inspirées par Homère et Plutarque.