La construction d’un mythe contemporain : les temples « sémitiques » d’Afrique romaine
L’hypothèse de l’origine sémitique des temples à une ou plusieurs cellae sans podium de l’Afrique romaine relève d’une quête idéologique de « pureté » originelle. Cette idée de « pureté » fut fantasmée et déclinée de multiples façons par les premiers explorateurs de l’Afrique antique, qui tentaient...
Gardado en:
| Publicado en: | URI:https://journals.openedition.org/anabases, |
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| Autor Principal: | |
| Formato: | Article ou chapitre numérique |
| Idioma: | Français |
| Publicado: |
Anabases
2011
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| Sujets: | |
| Acceso en liña: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Résumé: | L’hypothèse de l’origine sémitique des temples à une ou plusieurs cellae sans podium de l’Afrique romaine relève d’une quête idéologique de « pureté » originelle. Cette idée de « pureté » fut fantasmée et déclinée de multiples façons par les premiers explorateurs de l’Afrique antique, qui tentaient de rattacher à un même modèle des structures de bâtiments qui leur étaient étrangères. A notre époque, cette question d’interprétation reste d’actualité. Elle masque un projet plus ou moins avoué, visant à rattacher à une culture « primordiale » ou très ancienne et par là même « plus légitime », l’architecture sacrée de l’Afrique romaine. Cette étude tente de montrer comment, à partir d’un postulat idéologique erroné, quatre-vingt années de recherches archéologiques ont constitué un appareil méthodologique capable de révéler la véritable « africanité » de l’époque romaine qui, par le biais de la grande Carthage, se seraient définie comme héritière directe de Tyr. |
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