Wilhelm Weber et les Res Gestae Divi Augusti. La postérité d’un livre complexe

Après la grande édition des Res Gestae d’Auguste par Th. Mommsen (1863-1885), à partir des inscriptions d’Ankara, deux événements vinrent modifier les études sur ce document. Le premier, la découverte des fragments d’une autre copie latine à Antioche de Pisidie (à partir de 1927), ainsi que de nouve...

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Библиографические подробности
Опубликовано в: :URI:https://journals.openedition.org/anabases,
Главный автор: Scheid, John
Формат: Article ou chapitre numérique
Язык:Français
Опубликовано: Anabases 2011
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Online-ссылка:Accès Université d'Orléans et IFPM
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Описание
Итог:Après la grande édition des Res Gestae d’Auguste par Th. Mommsen (1863-1885), à partir des inscriptions d’Ankara, deux événements vinrent modifier les études sur ce document. Le premier, la découverte des fragments d’une autre copie latine à Antioche de Pisidie (à partir de 1927), ainsi que de nouveaux fragments de la copie grecque d’Apollonia de Pisidie (1933). Mommsen ne connaissait que la copie bilingue d’Ankara, et raisonnait sur un seul texte, qu’il assimilait en quelque sorte à celui qui était affiché à Rome, mais qui a disparu. La découverte de deux copies supplémentaires enlevait toute importance à la mise en page du document d’Ankara. Néanmoins W. Weber continuait dans son livre Princeps (1936) à considérer les deux textes d’Ankara comme une copie exacte du document romain jusque dans la linaison et la mise en page. En outre, il transformait les Res Gestae en une sorte d’hymne à la gloire du prince divinisé, sous l’influence du culte naissant du Führer. Ainsi le deuxième événement important fut un livre très savant, qui bloqua les recherches pour plus d’une génération. Les éditions de J. Gagé (1935) et de H. Volkmann (1942) furent lourdement influencées, non pas par le portrait d’Octavien-Auguste tracé par Weber, mais par sa surinterprétation de l’inscription d’Ankara. En outre, le style de Weber étant très laconique, surtout dans ses notes, il a engendré d’autres erreurs comme la confusion entre deux phrases du chap. 9 du texte, que beaucoup d’auteurs postérieurs ont répétée.