De l’hellénisme romantique à l’archéologie de terrain : Léon Terrier à Délos en 1864

Arrivé en Grèce en 1862 parmi les premières générations des membres d’une École française d’Athènes à la vocation encore mal définie, Léon Terrier visite en 1864 l’île de Délos et rédige sur les vestiges qu’il y observe un mémoire d’une centaine de pages. Terrier synthétise les caractéristiques des...

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Bibliografiske detaljer
Udgivet i:URI:https://journals.openedition.org/anabases,
Auteurs principaux: Durvye, Cécile, Muller, François-Frédéric
Format: Article ou chapitre numérique
Sprog:Français
Udgivet: Anabases 2011
Fag:
Online adgang:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Beskrivelse
Summary:Arrivé en Grèce en 1862 parmi les premières générations des membres d’une École française d’Athènes à la vocation encore mal définie, Léon Terrier visite en 1864 l’île de Délos et rédige sur les vestiges qu’il y observe un mémoire d’une centaine de pages. Terrier synthétise les caractéristiques des deux figures d’hellénistes qui coexistent dans la deuxième moitié du xixe siècle : se situant dans la continuité des voyageurs qui ont parcouru l’île depuis la Renaissance, il combine le romantisme d’une approche littéraire du site fondée sur les auteurs antiques à une observation systématique et critique des vestiges sous leurs aspects les plus techniques. Le mémoire de Terrier a entraîné le début des fouilles de Délos en 1873 ; dernier voyageur à Délos avant l’entreprise d’un dégagement général du site, Terrier est à la charnière de deux époques de l’archéologie, celle des philologues voyageurs et celle des archéologues de terrain.