Ubi tu Gaius, ibi ego Gaia. Enjeux historiographiques du mariage romain

L’auteur balaie cent cinquante années d’études relatives au mariage romain. Pendant longtemps, l’intérêt porté aux «  grands textes  » explique que les premiers travaux aient fait la part belle aux aspects religieux et juridiques de l’union dans la Rome ancienne. Avec la seconde moitié du xxe siècle...

Deskribapen osoa

Gorde:
Xehetasun bibliografikoak
Argitaratua izan da:URI:https://journals.openedition.org/anabases,
Egile nagusia: Armani, Sabine
Formatua: Article ou chapitre numérique
Hizkuntza:Français
Argitaratua: Anabases 2015
Gaiak:
Sarrera elektronikoa:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Deskribapena
Gaia:L’auteur balaie cent cinquante années d’études relatives au mariage romain. Pendant longtemps, l’intérêt porté aux «  grands textes  » explique que les premiers travaux aient fait la part belle aux aspects religieux et juridiques de l’union dans la Rome ancienne. Avec la seconde moitié du xxe siècle marquée par le développement des sciences sociales, les analyses s’enrichissent de nouveaux questionnements et problématiques en adoptant notamment les grilles de lecture lévi-straussiennes. C’est à cette époque que les théories duméziliennes sur la trifonctionnalité du mariage romain connaissent leurs premières critiques. Au milieu des années 1980, sous l’influence de l’épigraphie qui s’impose progressivement comme une science à part entière, les techniques de mise en série consacrent provisoirement la prédominance des études quantitatives importées du monde anglo-saxon. Appliquées à l’analyse de l’union dans le monde romain, elles contribuèrent à explorer de nouvelles pistes tant sur le plan démographique (âge au mariage des conjoints), que social (la question de l’alliance dans les couches inférieures à l’aristocratie impériale) ou encore géographique avec la prise en considération de plus en plus fréquente des sociétés provinciales. Ce n’est que récemment que les études de genre ont investi le champ du mariage romain. Devant le foisonnement des travaux, l’auteur propose, pour finir, de décloisonner les approches pour tenter une lecture globale du dossier.