Traduire en hexamètres français : une contradiction dans les termes ?
Cet article propose d’analyser deux entreprises de traduction en hexamètres français : celle des Travaux et des Jours d’Hésiode par Jean-Antoine de Baïf dans ses Étrénes de poézie fransoeze an vers mezurés (1574), et celle de l’Iliade d’Homère par Philippe Brunet (2010). Il s’agit de resituer ces ex...
Uloženo v:
| Vydáno v: | URI:https://journals.openedition.org/anabases, |
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| Hlavní autor: | |
| Médium: | Article ou chapitre numérique |
| Jazyk: | Français |
| Vydáno: |
Anabases
2015
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| Témata: | |
| On-line přístup: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Shrnutí: | Cet article propose d’analyser deux entreprises de traduction en hexamètres français : celle des Travaux et des Jours d’Hésiode par Jean-Antoine de Baïf dans ses Étrénes de poézie fransoeze an vers mezurés (1574), et celle de l’Iliade d’Homère par Philippe Brunet (2010). Il s’agit de resituer ces expériences dans l’histoire littéraire française, puis de définir ce qui les différencie, tant d’un point de vue métrico-rythmique que traductologique. Si le poète de la Pléiade reste très proche du patron métrique antique, le laissant poindre dans sa graphie même, Philippe Brunet, propose pour sa part une approche que l’on pourrait qualifier d’« hexarythmique » de l’hexamètre grec. La notion de signifiance, telle qu’elle fut définie par Henri Meschonnic notamment dans sa Critique du rythme, semble un outil pertinent pour mesurer la portée poétique d’une telle expérience de traduction. Dans ces deux traductions, la dimension phonique et oralisée de l’hexamètre français demeure primordiale. |
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