Principes de scansion de l’hexamètre en français
Les traductions métriques qui ont vu le jour ces dernières années (Le Livre de Catulle d’André Markowicz 1985, Œuvres et fragments d’Hésiode 1999, L’Iliade d’Homère 2010) ont activé dans la prosodie française un principe rythmique qui était le plus souvent refusé à la langue pour des raisons histori...
Salvato in:
| Pubblicato in: | URI:https://journals.openedition.org/anabases, |
|---|---|
| Autore principale: | |
| Natura: | Article ou chapitre numérique |
| Lingua: | Français |
| Pubblicazione: |
Anabases
2015
|
| Soggetti: | |
| Accesso online: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Riassunto: | Les traductions métriques qui ont vu le jour ces dernières années (Le Livre de Catulle d’André Markowicz 1985, Œuvres et fragments d’Hésiode 1999, L’Iliade d’Homère 2010) ont activé dans la prosodie française un principe rythmique qui était le plus souvent refusé à la langue pour des raisons historiques déguisées en nature. Or un tel hexamètre est possible, puisqu’il a permis de retraduire Catulle, Hésiode et l’Iliade. On expose ici le mode d’emploi de l’hexamètre en français. De même qu’Homère impose à la langue grecque un moule métrique, de même il est possible de faire entendre vocalement de l’alternance rythmique en français. Ni totalement accentuel ni totalement quantitatif, l’hexamètre produit de la mesure, de la répétition rythmique, et cette conscience résulte d’un partage avec le public. Tout lecteur, en entrant dans la connivence du rythme, entre aussi en même temps dans le jeu aédique. Accentuer, marquer, tenir, tendre sont les activités principales du lecteur-récitant en performance, dans un parcours préparé par le traducteur-aède. |
|---|