La formation de Moses Finley d’après les documents américains, 1932-1955
Cet article vise à étudier la période de formation décisive de Moses Finley depuis la rédaction de sa thèse de droit en 1929 sur John Marshall Harlan, premier juge auprès de la cour suprême des États-Unis, jusqu’à son installation définitive à Cambridge au milieu des années cinquante. Les différente...
Salvato in:
| Pubblicato in: | URI:https://journals.openedition.org/anabases, |
|---|---|
| Autore principale: | |
| Natura: | Article ou chapitre numérique |
| Lingua: | Français |
| Pubblicazione: |
Anabases
2014
|
| Soggetti: | |
| Accesso online: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Riassunto: | Cet article vise à étudier la période de formation décisive de Moses Finley depuis la rédaction de sa thèse de droit en 1929 sur John Marshall Harlan, premier juge auprès de la cour suprême des États-Unis, jusqu’à son installation définitive à Cambridge au milieu des années cinquante. Les différentes étapes de l’activité intellectuelle et politique de Finley sont successivement prises en compte. En premier lieu ses fonctions dans l’Encyclopaedia of social sciences et son engagement dans l’activisme politique de la gauche américaine, puis, à partir de 1934, son rôle de traducteur et de réviseur des travaux de l’institut pour la recherche sociale de M. Horkheimer, transféré à New York à l’issue de la prise de pouvoir d’Hitler. L’enquête tente d’analyser le contexte social et idéologique auquel Finley et ses collègues doivent faire face. Elle cherche à retracer tant la position des intellectuels de gauche newyorkais que de leurs opposants conservateurs et anti-communistes. Une place conséquente est consacrée à l’activité de Finley comme adjoint du célèbre anthropologue Franz Boas auprès de l’American Committee for Democracy and Intellectual Freedom (1938-1942). L’éviction de Finley de son poste d’enseignant auprès du City College de New York en 1942 constitue une date clef dans son parcours biographique. De cette date à 1946 Finley va diriger une importante organisation d’aide aux Juifs de Russie le Russian War Relief qui sera démantelée au début de la guerre froide. À partir de ce moment Finley revient progressivement à ses travaux universitaires et est recruté par l’Université Rutgers avant d’être, une fois de plus, licencié pour des raisons politiques en 1954. De cette étude il ressort que l’engagement moral et politique était pour Finley inséparable de son travail d’historien même si les allusions à son engagement restent très discrètes dans son œuvre. |
|---|