Quand les druides tracent des figures : Antiquités nationales et prisca theologia dans le dialogue De animæ immortalitate de Charles de Bovelles (1479-1567)
Bovelles, dans son œuvre philosophique, ne laisse pas percevoir un intérêt aussi manifeste pour l’Antiquité que ne le font d’autres humanistes de la Renaissance. Le petit dialogue De animae immortalitate, publié en 1551-1552, permet néanmoins de se rendre compte que cet intérêt existe et se concréti...
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| Publicado en: | URI:https://journals.openedition.org/anabases, |
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| Autor principal: | |
| Formato: | Article ou chapitre numérique |
| Lenguaje: | Français |
| Publicado: |
Anabases
2013
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| Materias: | |
| Acceso en línea: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Sumario: | Bovelles, dans son œuvre philosophique, ne laisse pas percevoir un intérêt aussi manifeste pour l’Antiquité que ne le font d’autres humanistes de la Renaissance. Le petit dialogue De animae immortalitate, publié en 1551-1552, permet néanmoins de se rendre compte que cet intérêt existe et se concrétise par des moyens variés : recours à la forme dialoguée, mise en scène d’un « druide » comme personnage principal – dont cet article cherche à comprendre les implications –, recours à un lexique latin enrichi. Ce dialogue est sans doute à la croisée de plusieurs attitudes de la Renaissance pour l’Antiquité : intérêt d’ordre national qui se nourrit de tout un « imaginaire » gaulois, intérêt chez les penseurs et les poètes pour « l’ancienne théologie » (prisca theologia). Mais la « couleur antique » donnée au dialogue de Bovelles répond aussi à des visées très personnelles. Il s’agit de revendiquer la légitimité d’une démarche philosophique, distincte de la Révélation et de la théologie institutionnelle, dans un contexte de censures exercées par la Faculté de Théologie de Paris. |
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