La classification des songes de Macrobe en moyen français : continuité, ruptures et déplacements
Parmi les classifications des rêves de l’Antiquité, celle de Macrobe, grammairien latin du ive-ve siècle après Jésus-Christ, a connu une très large diffusion dans les milieux lettrés jusqu’au xve siècle comme en témoigne la fidèle traduction dans la langue française de tous les termes latins dénomma...
Guardat en:
| Publicat a: | URI:https://journals.openedition.org/anabases, |
|---|---|
| Autor principal: | |
| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Idioma: | Français |
| Publicat: |
Anabases
2012
|
| Matèries: | |
| Accés en línia: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Sumari: | Parmi les classifications des rêves de l’Antiquité, celle de Macrobe, grammairien latin du ive-ve siècle après Jésus-Christ, a connu une très large diffusion dans les milieux lettrés jusqu’au xve siècle comme en témoigne la fidèle traduction dans la langue française de tous les termes latins dénommant les catégories de songes.Toutefois la typologie savante de Macrobe n’a pas totalement pénétré la langue populaire, notamment quand il s’agit d’évoquer les variétés du songe illusoire. Ainsi s’imposent peu à peu en moyen français et dans la langue classique des mots nouveaux comme « rêve » et « cauchemar » dont le sémantisme et l’étymologie sont plus étranges et mystérieux. L’article explique pourquoi la savante classification macrobienne, fidèlement retranscrite par les lettrés, n’a pu se maintenir et comment les croyances populaires ont fini par imposer de nouveaux substantifs pour nommer jusqu’à ce jour toutes nos expériences oniriques. |
|---|