Les « musées de papier » ou le règne quasi sans partage de l’in-folio illustré

En écho à l’exposition du Louvre « Musée de papier : l’Antiquité en livres (1600-1800) » (sept. 2010 – avril 2011), cet article se propose d’analyser les significations véhiculées par les matérialités de ces ouvrages particuliers, qui se présentent presque exclusivement sous la forme de grands in-fo...

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Uloženo v:
Podrobná bibliografie
Vydáno v:URI:https://journals.openedition.org/anabases,
Hlavní autor: Soulatges, Magali
Médium: Article ou chapitre numérique
Jazyk:Français
Vydáno: Anabases 2012
Témata:
On-line přístup:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
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Shrnutí:En écho à l’exposition du Louvre « Musée de papier : l’Antiquité en livres (1600-1800) » (sept. 2010 – avril 2011), cet article se propose d’analyser les significations véhiculées par les matérialités de ces ouvrages particuliers, qui se présentent presque exclusivement sous la forme de grands in-folio illustrés. L’hypothèse est ici que ce format éditorial de prestige contribue à la légitimation d’un nouveau discours sur l’Antiquité, d’essence scientifique et non pas seulement lié au phénomène classique du « collectionnisme », en assumant une part des trois objectifs suivants : conférer une distinction aux possesseurs (plus largement aux lecteurs) des musées de papier, marquer l’autorité d’un discours scientifique inédit, promouvoir une nouvelle élite intellectuelle érigeant l’Antiquité en patrimoine historique placé sous son arbitrage.