Rome-Babylone. Ruine, corruption, colosse
On tente d’éprouver l’hypothèse d’une homologie structurale entre la corruption morale et politique et la ruine. Il ne s’agit pas de dire simplement que la ruine est la conséquence de la corruption (châtiment divin par exemple), comme si l’une succédait à l’autre. La relation ne peut s’entendre que...
Enregistré dans:
| Udgivet i: | URI:https://journals.openedition.org/anabases, |
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| Hovedforfatter: | |
| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Sprog: | Français |
| Udgivet: |
Anabases
2012
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| Fag: | |
| Online adgang: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Summary: | On tente d’éprouver l’hypothèse d’une homologie structurale entre la corruption morale et politique et la ruine. Il ne s’agit pas de dire simplement que la ruine est la conséquence de la corruption (châtiment divin par exemple), comme si l’une succédait à l’autre. La relation ne peut s’entendre que si les deux sont toujours co-présentes, autrement dit si la ruine est une transformation ou une manifestation de la corruption. Dès la fin du xve siècle, l’anathème lancé par les futurs Réformés contre la corruption de la Rome pontificale aura trouvé un riche matériau figuratif dans le champ de ruines que présentait la Ville. De fait, l’association biblique de Rome avec la chute de Babylone ne pouvait que donner un écho supplémentaire au devenir-ruine de la Ville. Au milieu du xvie siècle, une œuvre extraordinaire actualise cette idée : la Tour de Babel de Bruegel l’Ancien, qui fond l’image du Colisée et celle de la Tour. Plus encore, c’est une critique morale et esthétique du colosse qui permet – en peinture – de sous-tendre un tel rapprochement. |
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