Régénération et dégénérescence : la philosophie grecque reçue et relue par les nazis (Platon et la Stoa)

Le Parti puis l’État nazis se sont intéressés à la philosophie grecque, lue comme symptôme d’un état de la race. Quand on lit les spécialistes du temps, les manuels et les fascicules du parti, on distingue deux périodes dans l’histoire de la pensée grecque : celle, héroïque et virile, de Platon, à l...

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מידע ביבליוגרפי
הוצא לאור ב:URI:https://journals.openedition.org/anabases,
מחבר ראשי: Chapoutot, Johann
פורמט: Article ou chapitre numérique
שפה:Français
יצא לאור: Anabases 2012
נושאים:
גישה מקוונת:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
תיאור
סיכום:Le Parti puis l’État nazis se sont intéressés à la philosophie grecque, lue comme symptôme d’un état de la race. Quand on lit les spécialistes du temps, les manuels et les fascicules du parti, on distingue deux périodes dans l’histoire de la pensée grecque : celle, héroïque et virile, de Platon, à laquelle succède celle des Stoïciens. Autant Platon est célébré comme le père de l’eugénisme sélectionniste d’État, autant les Stoïciens, philosophes allogènes ou mélangés venus d’Asie, sont flétris pour leur individualisme et leur universalisme. La lecture nazie de la philosophie grecque nous présente le combat du dernier penseur nordique de l’Antiquité contre les précurseurs de 1789.