L’Iliade poema della forza ?
L’article part d’un célèbre essai de Simone Weil qui considère l’Iliade comme un poème de la force : en effet, le protagoniste principal du récit serait la violence exercée à tous les niveaux et sur tous les personnages, victimes et oppresseurs. Il s’agit donc de vérifier l’affirmation de S. Weil à...
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| Publicado en: | URI:https://journals.openedition.org/anabases, |
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| Autor principal: | |
| Formato: | Article ou chapitre numérique |
| Lenguaje: | Italien |
| Publicado: |
Anabases
2012
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| Materias: | |
| Acceso en línea: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Sumario: | L’article part d’un célèbre essai de Simone Weil qui considère l’Iliade comme un poème de la force : en effet, le protagoniste principal du récit serait la violence exercée à tous les niveaux et sur tous les personnages, victimes et oppresseurs. Il s’agit donc de vérifier l’affirmation de S. Weil à travers une analyse du lexique à travers lequel la violence s’exprime et par le biais d’une enquête sur les voies possibles du dépassement et de formes de transcendance de la violence elle-même. On observe que le terme biè qui, aux époques postérieures, sera principalement utilisé pour exprimer le concept de «violence», est, chez Homère, une potentialité destructrice située dans le corps du guerrier. Ce n’est que quand elle devient excessive, annulant dès lors l’eleos et l’aidos, qu’elle est condamnée, sur le plan éthique, par l’aède, alors que par le terme hybris, on désigne la violation de la timè. Des forces antagonistes de la violence sont représentées par la metis et la parole qui peuvent remplacer l’affrontement armé. La violence est dépassée non seulement dans les moments où l’amour est exprimé dans toutes ses formes, comme l’affirme S. Weil, mais aussi et surtout par la possibilité qu’ont les conflits d’être résolus et les ennemis de se réconcilier. |
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