Penser (contre) l’État grec et romain (2) : James C. Scott et les formes antiques de la résistance des subalternes
L’œuvre de James C. Scott, politiste états-unien, théoricien du pouvoir et penseur majeur des résistances des subalternes dans le contexte de l’Asie du Sud-Est, fait l’objet d’une actualité certaine dans les sciences de l’Antiquité. Cet article propose d’interroger le rapport de Scott au domaine ant...
Wedi'i Gadw mewn:
| Cyhoeddwyd yn: | URI:https://journals.openedition.org/anabases, |
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| Fformat: | Article ou chapitre numérique |
| Iaith: | Français |
| Cyhoeddwyd: |
Anabases
2025
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| Pynciau: | |
| Mynediad Ar-lein: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Crynodeb: | L’œuvre de James C. Scott, politiste états-unien, théoricien du pouvoir et penseur majeur des résistances des subalternes dans le contexte de l’Asie du Sud-Est, fait l’objet d’une actualité certaine dans les sciences de l’Antiquité. Cet article propose d’interroger le rapport de Scott au domaine antique, qu’il appréhende en historien comme un objet d’étude à part (sans manifester cependant de connaissance des sources de première main), mais aussi en politiste comme un terrain comparatiste dans l’étude des parentés structurelles des mécanismes de domination et de résistance. On observe ensuite la manière dont les antiquisant.e.s (historien.ne.s comme philologues) ont accueilli ses thèses, qui, parce qu’elles ont été formalisées à partir de contextes politiques illibéraux ou non démocratiques, ont jusqu’à présent surtout été utilisées par les romanistes. Enfin, trois études de cas, centrées sur l’époque romaine (période tardo-républicaine et premier Principat), réfléchissent à l’acclimatation des outils de James C. Scott pour analyser l’articulation entre culture populaire et culture savante, les modes de prise de parole sous la domination et les actes ouverts de résistance dans l’Empire romain. |
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