Penser (contre) l’État grec et romain (1) : Pierre Clastres ou l’énergie du politique
Déployée à partir d’un terrain sud-américain, l’anthropologie politique de Pierre Clastres pose de manière tranchante la question de la présence de l’État : ce dernier se situe-il dans la société ou au dehors ? Quel est le degré intrinsèque de verticalité que suppose son existence ? Par le biais de...
Gardado en:
| Publicado en: | URI:https://journals.openedition.org/anabases, |
|---|---|
| Autor Principal: | |
| Formato: | Article ou chapitre numérique |
| Idioma: | Français |
| Publicado: |
Anabases
2025
|
| Sujets: | |
| Acceso en liña: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Résumé: | Déployée à partir d’un terrain sud-américain, l’anthropologie politique de Pierre Clastres pose de manière tranchante la question de la présence de l’État : ce dernier se situe-il dans la société ou au dehors ? Quel est le degré intrinsèque de verticalité que suppose son existence ? Par le biais de telles interrogations, Clastres a exploré les possibilités de sociétés sans État, ou plutôt activement « contre l’État ». L’objectif de cet article est de prendre au sérieux la théorie clastrienne ainsi que l’idée centrale d’une énergie du politique qui s’opposerait à l’État, afin de déterminer si de telles réflexions peuvent être utilisées (et à quel prix heuristique) pour mieux saisir les ambivalences de la polis athénienne, de la res publica romaine ou encore des pouvoirs de l’empereur romain. |
|---|