Fascisme, cinéma et archéologie : de Cabiria (G. Pastrone, 1914) au Miroir de Diane (Y. Gianikian et A. Ricci Lucchi, 1996)
Cet article propose d’envisager différents gestes archéologiques mis en œuvre dans le cinéma italien, de Cabiria (G. Pastrone, 1914) au Miroir de Diane (Y. Gianikian et A. Ricci Lucchi, 1996) : l’ambition monumentale de reconstituer le passé à partir des découvertes archéologiques dans le péplum, l’...
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| Publicado no: | URI:https://journals.openedition.org/anabases, |
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| Autor principal: | |
| Formato: | Article ou chapitre numérique |
| Idioma: | Français |
| Publicado em: |
Anabases
2024
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| Assuntos: | |
| Acesso em linha: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Resumo: | Cet article propose d’envisager différents gestes archéologiques mis en œuvre dans le cinéma italien, de Cabiria (G. Pastrone, 1914) au Miroir de Diane (Y. Gianikian et A. Ricci Lucchi, 1996) : l’ambition monumentale de reconstituer le passé à partir des découvertes archéologiques dans le péplum, l’attention tournée vers le sol et le sous-sol dans le cinéma d’après-guerre (R. Rossellini, F. Fellini, P. P. Pasolini, L. Visconti), l’archéologie du présent expérimentée dans les films de found footage de Yervant Gianikian et Angela Ricci Lucchi. Dans chaque cas, il s’agit d’identifier les enjeux politiques qui informent diverses démarches de mise en scène et/ou de mise au jour du passé. Si l’archéologie est sans doute l’une des disciplines dont les pratiques, méthodes, concepts sont les plus repris, transformés, métaphorisés par d’autres disciplines, l’idée directrice de ce texte a été de commencer par se méfier des métaphores archéologiques, et de chercher, dans les films retenus, des liens tangibles avec la pratique de l’archéologie en Italie. C’est par là qu’il espère contribuer à rematérialiser l’usage métaphorique de l’archéologie dans le champ des études cinématographiques. |
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