César et son double. Le métier d’archéologue au risque de l’exposition

Présentée au Musée départemental de l’Arles antique, l’exposition César, le Rhône pour mémoire, 20 ans de fouilles dans le fleuve à Arles, s’est avérée l’une des vitrines majeures de l’archéologie antique de la décennie passée. L’ambition, double, était de donner à comprendre, outre l’histoire antiq...

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書誌詳細
出版年:URI:https://journals.openedition.org/anabases,
第一著者: Sagnes, Sylvie
フォーマット: Article ou chapitre numérique
言語:Français
出版事項: Anabases 2024
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オンライン・アクセス:Accès Université d'Orléans et IFPM
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要約:Présentée au Musée départemental de l’Arles antique, l’exposition César, le Rhône pour mémoire, 20 ans de fouilles dans le fleuve à Arles, s’est avérée l’une des vitrines majeures de l’archéologie antique de la décennie passée. L’ambition, double, était de donner à comprendre, outre l’histoire antique d’Arles, le métier d’archéologue. Focalisé sur une découverte, un buste de César dont l’exceptionnalité, controversée, tiendrait au fait qu’il aurait été sculpté du vivant du Dictateur, le propos a également été centré sur un archéologue, Luc Long, revisitant tout en les confortant les poncifs de l’archéologue-aventurier, corollaire d’une archéologie-trésor. Tous les acteurs de l’exposition ne se sont cependant pas retrouvés dans cet affichage réducteur, ce qui a donné lieu à des médiations parallèles, compensatoires ou correctrices, telle l’exposition « off », confiée à l’artiste Mark Dion. Dépliant toutes ces manières, plus ou moins divergentes, de raconter l’Arles antique et sa redécouverte, l’analyse s’emploie à mettre en évidence les imaginaires qui en résultent.