Bernard Manin et les ambivalences des démocraties antiques
Les travaux de Bernard Manin sur le gouvernement représentatif ont profondément renouvelé l’étude des régimes politiques et de la démocratie en particulier. Par la comparaison des caractéristiques théoriques du tirage au sort et de l’élection, Manin montre que ces deux institutions, et en particulie...
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| Publicado no: | URI:https://journals.openedition.org/anabases, |
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| Principais autores: | , |
| Formato: | Article ou chapitre numérique |
| Idioma: | Français |
| Publicado em: |
Anabases
2024
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| Assuntos: | |
| Acesso em linha: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Resumo: | Les travaux de Bernard Manin sur le gouvernement représentatif ont profondément renouvelé l’étude des régimes politiques et de la démocratie en particulier. Par la comparaison des caractéristiques théoriques du tirage au sort et de l’élection, Manin montre que ces deux institutions, et en particulier l’élection, sont intrinsèquement à la fois démocratiques et aristocratiques. C’est donc l’ensemble des institutions et de la culture politique d’une société qu’il faut prendre en compte pour définir son régime politique. Ce dernier dépend toujours d’une série de choix institutionnels qui contribuent ensuite à façonner son fonctionnement. Les travaux de Bernard Manin permettent aux antiquisants de penser que, de même que le gouvernement représentatif, pensé à l’origine en opposition à la démocratie directe antique, peut déboucher sur des pratiques politiques plus ou moins démocratiques, de même ce n’est pas la présence ou l’absence de telle ou telle institution (assemblée, conseil, contrôle des magistrats…) qui détermine le caractère plus ou moins démocratique des cités grecques. |
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