The Untranslatable Path of Fiction: Fabula and Mythos in Late Antiquity and Today

Dans le contexte de l’évolution des genres littéraires dans l’Antiquité tardive, où de nouvelles formes discursives apparaissent et d’autres sont modifiées, la question du statut de la fiction peut être suivie à travers les textes de plusieurs auteurs philosophiques et littéraires. Augustin, Servius...

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Dans:URI:https://journals.openedition.org/anabases,
Auteur principal: Cardigni, Julieta
Format: Article ou chapitre numérique
Langue:Anglais
Publié: Anabases 2023
Sujets:
Accès en ligne:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Description
Résumé:Dans le contexte de l’évolution des genres littéraires dans l’Antiquité tardive, où de nouvelles formes discursives apparaissent et d’autres sont modifiées, la question du statut de la fiction peut être suivie à travers les textes de plusieurs auteurs philosophiques et littéraires. Augustin, Servius, Macrobius, Martianus Capella et Isidore, tout en discutant des types de discours ou en expliquant leurs propres œuvres, réfléchissent tous au statut et à la fonction du discours fictionnel dans la nouvelle configuration des genres littéraires. Comme nous le verrons, leurs réflexions sont à la fois conceptuelles et terminologiques. Outre l’examen de ce qui définit la fiction ou de son utilité, la question de savoir comment appeler la fiction a également gagné en pertinence. Et c’est là que la traduction-transfert-adaptation joue un rôle fondamental, puisque les interprétations du terme grec mythos ont toujours été proches, mais que les options de traduction variaient en fonction de l’objectif de chaque auteur ou texte, selon la place qu’ils occupaient dans l’esthétique poétique ou littéraire de l’Antiquité tardive. Cet article vise à analyser ces questions en partant d’un cadre polysystémique et fonctionnel (Eco 2013, Even-Zohar 1979, Toury 1980, Venuti 1995, Halliday 1976, Halliday & Hasan 2004), et en se référant à une lecture des textes d’Augustin (De civitate Dei), Macrobius (Commentarii in Somnium Scipionis), Isidore (Etymologiae) et spécialement Martianus Capella (De nuptiis Philologiae et Mercurii), car ils constituent un corpus représentatif, sinon exhaustif, de la question qui nous occupe.