Des Antiques érodés et cristallisés aux capricci à l’acrylique sur toile. Les uchronies de Daniel Arsham
Cet article se propose de revenir sur les dernières créations de l’artiste américain Daniel Arsham, dont un grand nombre a été présenté à la galerie Perrotin de janvier à mars 2020 dans le cadre de l’exposition Paris, 3020. Des moulages de sculptures de l’Antiquité grecque et romaine « cristallisés ...
שמור ב:
| הוצא לאור ב: | URI:https://journals.openedition.org/anabases, |
|---|---|
| מחבר ראשי: | |
| פורמט: | Article ou chapitre numérique |
| שפה: | Français |
| יצא לאור: |
Anabases
2022
|
| נושאים: | |
| גישה מקוונת: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| סיכום: | Cet article se propose de revenir sur les dernières créations de l’artiste américain Daniel Arsham, dont un grand nombre a été présenté à la galerie Perrotin de janvier à mars 2020 dans le cadre de l’exposition Paris, 3020. Des moulages de sculptures de l’Antiquité grecque et romaine « cristallisés » y ont été dévoilés, ainsi que des dessins au crayon graphite. Faussement érodées, les sculptures (de la Vénus de Milo en passant par les bustes des empereurs Caracalla et Lucius Verus) ont été pensées pour duper les archéologues du futur. Ces mêmes sculptures ont ensuite été réinvesties par l’artiste dans des peintures à l’acrylique sur toile de grands formats qui rappellent indéniablement les capricci du xviiie siècle. La galerie Perrotin a présenté ces dernières de janvier à février 2021 dans son antenne new-yorkaise dans une exposition intitulée Time Dilation. Nous proposons d’analyser l’ensemble des dispositifs mis en œuvre par l’artiste pour créer des uchronies qu’il qualifie de fictions archéologiques. |
|---|