Entre l’empire romain et celui des Han, un middle ground impossible ?
On se propose de revenir dans cet article sur la question des relations indirectes entre l’empire romain et le monde sinisé sous les deux dynasties Han (206 av. – 220 ap. J.-C.) au moyen de la catégorie de middle ground empruntée à l’historien américaniste Richard White. Alors que cette catégorie dé...
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| Gepubliceerd in: | URI:https://journals.openedition.org/anabases, |
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| Hoofdauteur: | |
| Formaat: | Article ou chapitre numérique |
| Taal: | Français |
| Gepubliceerd in: |
Anabases
2022
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| Onderwerpen: | |
| Online toegang: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Samenvatting: | On se propose de revenir dans cet article sur la question des relations indirectes entre l’empire romain et le monde sinisé sous les deux dynasties Han (206 av. – 220 ap. J.-C.) au moyen de la catégorie de middle ground empruntée à l’historien américaniste Richard White. Alors que cette catégorie désigne en principe le « terrain d’entente » sur lequel les membres de communautés culturelles distinctes élaborent conjointement, dans une situation d’échanges continus, des modes de communication et d’interaction originaux, elle sert ici à questionner l’absence de relations diplomatiques entre ces deux empires en analysant quelques sources textuelles chinoises et romaines dans lesquelles nous lisons des occasions manquées. Une telle lecture permet de souligner l’importance déterminante des autres grands empires du continent eurasiatique dans la construction de cette relation à distance entre Rome et la Chine ; le middle ground est alors doté d’un sens nouveau, celui d’un « espace intermédiaire » géographique, culturel et symbolique, qui pourrait être utile pour saisir les rapports entre cultures éloignées dans la perspective de l’Antiquité-Monde. |
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