Antiquité barbare, l’autre Antiquité : l’impossible réception des historiens français (1800-1950)
Face à l’Antiquité classique, modèle s’il en est, et à l’Antiquité celtique, investie par le nationalisme, l’Antiquité germanique ou barbare apparaît comme le parent pauvre de l’historiographie française moderne. La rareté des sources écrites ou leur rédaction tardive a souvent été invoquée pour exc...
Tallennettuna:
| Julkaisussa: | URI:https://journals.openedition.org/anabases, |
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| Aineistotyyppi: | Article ou chapitre numérique |
| Kieli: | Français |
| Julkaistu: |
Anabases
2011
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| Linkit: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Yhteenveto: | Face à l’Antiquité classique, modèle s’il en est, et à l’Antiquité celtique, investie par le nationalisme, l’Antiquité germanique ou barbare apparaît comme le parent pauvre de l’historiographie française moderne. La rareté des sources écrites ou leur rédaction tardive a souvent été invoquée pour excuser le peu d’études consacrées aux anciens Germains. L’analyse des discours historiographiques montre en fait comment ceux-ci furent désignés, dès la Révolution française, comme ennemis de la Nation. Alors que les historiens allemands multiplient les stratégies de réhabilitation des Barbares, leurs homologues français conservent jusqu’à la fin des années 1950 cette approche. Le parallèle implicite établi entre populations barbares et sauvages destructeurs de la civilisation est chaque fois réinvesti par les problématiques contemporaines, et permet systématiquement d’identifier le Germain comme la figure paradigmatique de l’altérité. |
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