La poesia in Petronio, Sat. 131.8

Dans Pétrone, Sat.131.8, la lectio mobilis doit être préférée à nobilis, au premier vers et le texte transmis par la tradition ne doit pas être corrigé. La composition nous est parvenue correctement. Le locus amoenus, théâtre de la deuxième rencontre amoureuse entre Encolpius et Circé, décrite dans...

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Xuất bản năm:URI:https://journals.openedition.org/anabases,
Tác giả chính: Setaioli, Aldo
Định dạng: Article ou chapitre numérique
Ngôn ngữ:Italien
Được phát hành: Anabases 2011
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Tóm tắt:Dans Pétrone, Sat.131.8, la lectio mobilis doit être préférée à nobilis, au premier vers et le texte transmis par la tradition ne doit pas être corrigé. La composition nous est parvenue correctement. Le locus amoenus, théâtre de la deuxième rencontre amoureuse entre Encolpius et Circé, décrite dans ces vers coïncide avec le lieu de la première rencontre entre les amants, décrit quelques chapitres auparavant ; il s’agit du parc privé jouxtant la demeure de Circé. Notre poésie se place dans la tradition des descriptions de paysage idéal (locus amoenus) initiée en Grèce depuis les temps les plus anciens et poursuivie jusqu’à la fin de l’Antiquité et au-delà. On y relève les éléments principaux qui caractérisent ces descriptions. On trouve des parallèles à cette description de Pétrone dans le roman grec et chez des épistolographes tardifs, comme Alciphron et Aristhénète. Chez Pétrone, la nature décrite est déjà profondément modifiée par la main de l’homme, mais elle n’est pas encore remplacée par un décor complètement artificiel, comme ce sera le cas chez Stace et Pline le Jeune. Le locus amoenus de Pétrone est surtout, comme le dit l’auteur, un dignus amore locus, en train de se transformer en un lucus Veneris, comme cela adviendra chez le poète tardif Reposianus qui en introduit la description précisement en reprenant l’expression de Pétrone. Pétrone a donc repris et développé, à sa manière, un motif topique, en le désacralisant de manière parodique à travers son insertion dans l’épisode de l’impuissance d’Encolpius – désacralisation anticipée dans la poésie elle-même en appelant à témoin du caractère approprié du lieu deux oiseaux (une hirondelle et un rossignol), désignés par le biais d’allusions mythologiques aux aventures amoureuses tragiques de Procnè et Philomèle.