Occidere pro patria : quelques réflexions sur le patriotisme
L’article examine la façon dont Cicéron et Augustin ont abordé un problème fondamental pour la philosophie politique : le conflit entre patriotisme et devoir d’humanité. Si tous deux définissent l’amour de la patrie comme une bonne passion et justifient ainsi l’obéissance à l’ordre de tuer pour elle...
محفوظ في:
| الحاوية / القاعدة: | URI:https://journals.openedition.org/anabases, |
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| المؤلف الرئيسي: | |
| التنسيق: | Article ou chapitre numérique |
| اللغة: | Français |
| منشور في: |
Anabases
2011
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| الموضوعات: | |
| الوصول للمادة أونلاين: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| الملخص: | L’article examine la façon dont Cicéron et Augustin ont abordé un problème fondamental pour la philosophie politique : le conflit entre patriotisme et devoir d’humanité. Si tous deux définissent l’amour de la patrie comme une bonne passion et justifient ainsi l’obéissance à l’ordre de tuer pour elle, ils placent au principe de l’action le rôle de la conscience morale, suggérant implicitement un devoir de résistance dans certaines conditions, par exemple face au tyran. Toutefois, le meurtre du tyran pose à son tour deux problèmes, l’un moral – si le tyran peut être tué en raison de son inhumanité, le tyrannicide ne devient-il pas lui-même inhumain ? Comment dès lors mettre un terme au cycle de la violence ? – Et l’autre politique : qu’est-ce qu’une patrie pour laquelle on refuserait dans certains cas de mourir et de tuer ? Ce qui conduit à s’interroger sur la notion même de patrie. |
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