Les enjeux esthétiques du traditionnel et du populaire

Dès les débuts de l’anthropologie académique, l’art et la musique indigènes, longtemps appelés arts primitifs, ont représenté un champ d’étude radicalement opposé à l’art des sociétés modernes. La distance existante entre les sociétés exotiques et le continent européen était telle qu’il semblait inc...

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Sparad:
Bibliografiska uppgifter
I publikationen:URI:https://journals.openedition.org/amerika,
Huvudupphovsman: Olmos Aguilera, Miguel
Materialtyp: Article ou chapitre numérique
Språk:Français
Publicerad: Amerika 2012
Ämnen:
Länkar:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Beskrivning
Sammanfattning:Dès les débuts de l’anthropologie académique, l’art et la musique indigènes, longtemps appelés arts primitifs, ont représenté un champ d’étude radicalement opposé à l’art des sociétés modernes. La distance existante entre les sociétés exotiques et le continent européen était telle qu’il semblait incohérent de comparer les expressions artistiques des sauvages à celles de la société victorienne. Cependant, les processus coloniaux du XXe siècle ont accéléré les métissages si bien que nombre de chefs-d’œuvre de l’art occidental ont trouvé leur base dans l’univers symbolique des cultures indigènes […]. Ainsi, la musique urbaine impulsée par les grands moyens de communication oscille entre la tradition et la modernité, nous mettant souvent dans l’impasse au moment de définir le strictement traditionnel et la musique de construction médiatique : Quelle est la frontière entre la musique traditionnelle et la musique médiatique ? Quels sont les rôles joués par la mémoire et l’oubli dans ces deux phénomènes ? Quels types d’identités prennent forme à l’intérieur de la musique médiatique, et quelles sont les différences entre celles-ci et la musique traditionnelle ? Quel est le mécanisme déclencheur des dispositifs de plaisir artistique dans chacune de ces expressions musicales ?